SANS PREVENIR

Le vent qui m’apaise ;

Nos corps qui se soulèvent,

Son buste en premier,

Le mien qui le suit ;

La puissance animale entre mes cuisses,

Le souffle frais du matin,

Qui me fouette des derniers flocons de mars :

Mon souffle s’accélère.

Je m’abreuve du doux contraste,

De mon corps qui s’échauffe,

Face au froid qui me picote.

Il s’était cabré sans prévenir…

Peut-être avait-il senti comme moi,

Devant ce paysage irréel :

Ce besoin de n’avoir plus que le vent,

Pour maintenir l’équilibre de nos deux corps exaltés.

Spore publiée par S2B dans la Taverne des Spores, Mars 2026.


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